L’apparition de l’arthrose n’est pas seulement due à la vieillesse, mais résulte d’un ensemble de facteurs tels que le surpoids, l’hérédité, les traumatismes et les mouvements répétés. Le cartilage protégeant l’extrémité des articulations s’amincit et ne joue plus son rôle d’amortisseur, ce qui engendre des douleurs et une certaine rigidité.

S’il est impossible de guérir de l’arthrose, on peut toutefois contenir son évolution et en atténuer les symptômes afin de conserver une bonne qualité de vie.

 

L’activité physique

 

Le Pr. Bernard Mazières, chef du service de rhumatologie de l’hôpital Rangueuil à Toulouse, met l’accent sur l’importance de l’exercice en cas d’arthrose. Pratiqué de manière régulière en dehors des fortes poussées de la maladie, il contribue à maintenir souplesse et mobilité en renforçant les muscles et les tendons qui entourent l’articulation endommagée. Son action bénéfique ne s’arrête pas là : en vous aidant à contrôler votre poids vous soulagerez votre genou des kilos en trop. Pratiqués de manière progressive, les sports n’induisant pas de chocs répétés sont à privilégier : natation, vélo, marche (l’utilisation de bâtons est conseillée pour diminuer les impacts). Les gymnastiques douces renforceront votre musculature et mobiliseront en douceur l’ensemble de vos articulations.

Le kinésithérapeute, lors de séances prescrites par votre médecin, va jouer un rôle clef en vous montrant des exercices ciblés à reproduire à la maison. Il vous prodiguera des soins pour diminuer la douleur : massages, électro-stimulation…

 

 

Les aides techniques

 

En période de phase aiguë d’arthrose, les appareillages sont d’un grand secours pour maintenir l’articulation au repos, tels les minerves ou les attelles. Une simple canne évitera de forcer sur un genou.

Les poches de gel à refroidir ou réchauffer apportent également du réconfort, réservez le froid pour traiter les œdèmes.

 

Les méthodes alternatives

 

Elles permettent de diminuer, voire de supprimer la prise d’antalgiques ou d’anti-inflammatoires et éviter ainsi leurs effets secondaires.

 

 

  • Homéopathie : le médecin vous donne des conseils sur votre mode de vie en plus d’un traitement de fond pour espacer les crises.

 

  • Phytothérapie : l’harpagophytum est certainement la plante la plus citée pour ses vertus antalgiques et anti-inflammatoires, tout comme les feuilles de cassis, la reine des prés, mais il convient de demander conseil auprès de son pharmacien pour un maximum de sécurité.

 

  • Aromathérapie : parmi les huiles essentielles , la gaulthérie, très recommandée. Mais attention, renseignez-vous auparavant sur les précautions à prendre.

 

  • Acupuncture : contribue à améliorer le quotidien en agissant sur la douleur.

 

  • Hydrothérapie : en cure thermale ou en eau de mer (thalassothérapie), les effets bénéfiques sont indiscutables et perdurent plusieurs mois.

 

  • Naturopathie : par des conseils de bon sens et des remèdes naturels, ce professionnel vous guide en vous proposant une meilleure alimentation et les changements à apporter dans votre vie quotidienne.

 

L’alimentation

 

De manière générale, il est conseillé d’éviter la surconsommation de sucres rapides, de graisses animales et de sel, et de faire la part belle aux fruits et légumes. Ces derniers, riches en anti-oxydants, neutralisent l’effet néfaste des radicaux libres et freinent ainsi les phénomènes d’inflammation et de douleur de l’arthrose. On peut désigner les choux, l’avocat et les fruits rouges comme les champions de la catégorie. Misez également sur le thé vert, le gingembre, et le curcuma (mieux assimilé si associé au poivre).

Les poissons gras, les noix et l’huile de colza constituent de puissants alliés par leur teneur en oméga-3.

 

 

Les médicaments

 

Viennent en première instance les antalgiques (paracétamol) et les anti-inflammatoires. Ces derniers n’étant pas toujours bien tolérés, on a souvent recours à la chondroïtine et à la glucosamine qui, utilisées en synergie, donnent des résultats significatifs au bout de plusieurs semaines. On peut également envisager des infiltrations de corticoïdes ou d’acide hyaluronique. En tout état de cause, Il est impératif de consulter votre médecin qui vous indiquera s’il convient d’y avoir recours.

 

 

Ne considérez pas l’arthrose comme une fatalité. Devenez acteur de votre propre prise en charge en repensant votre mode de vie et sachez vous faire aider par le corps médical.

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