Des récentes études ont révélé que le tiers des personnes âgées de 65 ans et plus et vivant à domicile chutent chaque année. Cette proportion tend à augmenter avec l’âge et les femmes en sont souvent les principales victimes. Les chutes des séniors entrainent un nombre important d’hospitalisations, beaucoup d’entre eux n’arrivent pas à se remettre de cette mésaventure. Les séquelles physiques et psychologiques  mettent en péril le maintien à domicile.

Femme âgée dans sa maisonLes facteurs à l’origine des chutes

La chute est avant tout un événement multifactoriel qui demande une approche globale du sénior. Il faut prendre en considération les facteurs risques qui sont inhérents à l’état de santé du sénior. Souffre-t-il d’un trouble de l’équilibre, d’une diminution de la mobilité, de faiblesse musculaire ? Ou est-il confronté à des pathologies aigües ou chroniques ? Son alimentation est-elle adéquate ? comment réagit-il aux médicaments ? Son environnement est-il favorable aux chutes ? Telles sont les questions qu’il faudra se poser prioritairement.

Les préventions des risques de chutes

Les programmes de prévention des chutes sont efficaces. Ils ont contribué à réduire les chutes et implicitement le nombre des hospitalisations et aussi la limitation de la perte de l’autonomie fonctionnelle chez les séniors. Il est assez facile d’identifier les personnes à risques et donc de leur proposer les programmes qui abordent le thème des stratégies de réduction des risques. Ces programmes de prévention des chutes combinent des stratégies d’action et mettent en avant divers facteurs de risque. Ils impliquent également d’autres intervenants, tant dans le milieu médical que dans le secteur médico-social.

Repérer le risque de chute chez un sénior

Les programmes de prévention des chutes ne seront efficaces à 100 % que si le contenu de l’intervention est adapté aux multiples risques identifiés chez un sénior. Il faudra d’abord entamer une phase de repérage du niveau de risque et selon le niveau constaté, effectuer une évaluation plus ou moins approfondie.
Le repérage des risques se déroule en deux temps.

  • Effectuer un historique des chutes antérieures :
    Un sénior qui a déjà chuté dans le passé est plus enclin à rechuter qu’un sénior qui n’a jamais rapporté une histoire de chute.
  • Effectuer le test de la chaise chronométré
    Le but de ce test est d’apprécier la mobilité et l’équilibre du sénior. La personne âgée devra se lever de sa chaise sans utiliser les accoudoirs, parcourir quelques mètres, se retourner et revenir s’asseoir. Les séniors qui vivent chez eux et qui ne présentent aucun trouble de l’équilibre peuvent réaliser cet exercice en moins de 14 secondes, auquel cas le test est négatif. Un chrono supérieur à 14 secondes indique une diminution de la mobilité et annonce des risques de chute.

Parler de la chute est potentiellement une solution

La chute est un symbole du vieillissement, peu de séniors souhaitent en parler car cela signifie une perte d’autonomie. Une approche éducative est de mise. Il faut avant tout éviter de dramatiser la situation et leur expliquer les risques pour lesquels ils devront faire face au quotidien.

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