anti-douleurs enceinteC’est à chaque femme enceinte que revient la charge d’informer le médecin ou le pharmacien de son état avant toute prescription médicale. En réalité, ce ne sont pas tous les médicaments qui sont compatibles avec la grossesse. Certains médicaments ont des conséquences sur le développement du fœtus comme les antidouleurs et les antibiotiques.

 

Définition de l’antibiotique

L’antibiotique est une substance qui agit spécifiquement sur les bactéries. Son action vise soit la destruction, soit la limitation de l’évolution des micro-organismes. Quand il les bloque, on parle d’antibiotique bactériostatique, mais s’il parvient à les détruire, on parle d’antibiotique bactéricide. Il peut arriver qu’un antibiotique joue les deux rôles, mais cela dépend de la dose prescrite. Les antibiotiques sont fabriqués à partir de substances naturelles ou synthétiques.

 

Définition de l’antidouleur

Un antidouleur est un procédé ou un médicament dont le rôle est d’éliminer la douleur. Le terme exact utilisé par la science est antalgique. Il dérive du mot grec an, privatif et algos qui désigne la « douleur ». Toute personne qui souffre de douleurs peut en consommer pour atténuer le mal ou le faire disparaître complètement.

 

L’antibiotique chez une femme enceinte

L’automédication est fermement déconseillée, encore plus pour une femme enceinte. Durant votre grossesse, le développement du fœtus est lié à votre hygiène de vie. Si vous prenez des remèdes contre-indiqués, cela peut conduire à une malformation ou dans le plus malheureux des cas à la perte de l’enfant. Même les cachets comme les aspirines sont nocifs.

Parmi les produits interdits à la femme enceinte, il y a l’antibiotique de la famille des cycliques. Dès la validation de la présence d’un fœtus dans le ventre et jusqu’au 4ᵉ mois de gestation, il faut les éviter. Si vous les prenez entre le deuxième et le troisième trimestre, l’enfant peut naître avec des dents colorées. L’antibiotique contenu dans la famille des aminosides doit être pris en cas d’infections graves. Très souvent, ils causent une toxicité auditive et rénale chez le fœtus.

Les quinolones quant à eux sont déconseillés. Il est vrai qu’aucune malformation n’a été détectée chez les enfants nés de mères ayant consommé ces produits durant la grossesse. Par contre, les enfants traités après la naissance avec des quinolones ont été victimes d’atteintes articulaires.

 

L’antidouleur chez une femme enceinte

Les antidouleurs, tout comme l’antibiotique, doivent être pris modérément par une femme enceinte. Les médicaments tels que l’ibuprofène et l’aspirine, à forte dose, sont contre-indiqués dans les quatre derniers mois de gestation. Ces antidouleurs de la famille des non stéroïdiens laissent des séquelles tant chez l’enfant que chez la mère. Il suffit d’une seule prise de ces médicaments pour qu’ils apparaissent.

Cependant, une femme enceinte entre le premier et le cinquième mois peut en consommer, mais dans le cadre d’un traitement ponctuel. Les antidouleurs tels que les AINS peuvent traverser la peau et atteindre le sang. Même s’ils sont appliqués localement, le fœtus reste exposé à des malformations. Les risques encourus sont les mêmes que s’ils étaient pris par voie orale. Les gels anti-inflammatoires supposent l’aval médical avant application.

 

Existent-ils des palliatifs ?

Certes, de nombreux médicaments sont prohibés chez une femme enceinte. Mais il existe des antidouleurs et antibiotiques indispensables pour le traitement de pathologies infectieuses. Le paracétamol reste le meilleur antidouleur pour une femme enceinte. Que ce soit au début ou à l’approche du jour de l’accouchement, il est possible d’en prendre. L’antibiotique à prescrire à une femme enceinte appartient aux familles des macrolides, céphalosporines et des pénicillines.

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